dimanche 30 juin 2019

L'apprentissage de la propreté, quand et comment?

Je vois de nombreuses mamans qui se posent des questions par rapport à l'apprentissage de la propreté.

Quand commencer? Comment faire? Pot ou réducteur de toilettes? Quelle fréquence? 
Et si bébé n'est pas propre avant l'école? etc...

Je ne détiens absolument pas de méthode miracle, mais c'est un sujet qui, aujourd'hui, ne m'inquiète pas vraiment, car je sais que tout fini par rentrer dans l'ordre. Mais il est normal de se poser des questions ( surtout lorsque c'est son premier enfant...On veut tellement bien faire!).

Mon grand, Louis, a commencé à aller sur le pot chez sa nounou l'été qui précédait ses 2 ans ( il est d'Octobre). A la maison, nous avions choisit un réducteur de toilettes. 
Louis a été propre jour et nuit pour ses 2 ans, sans difficulté particulière.
Quelques mois plus tard, il a attrapé sa première gastro...
Alors pipi dans les toilettes oui, mais le reste, il refusait totalement... Et nous avons du racheter des couches! Il demandait à faire, il mettait sa couche dans les toilettes et quand il avait terminé il nous appelait.
On a tout essayé, lui expliquer, rester avec lui dans les toilettes, coller un poster derrière la porte avec un système de gommettes pour l'encourager. On lui a aussi beaucoup dit : " Si tu n'es pas propre, tu ne pourras pas aller à l'école" ( grave erreur de jeunes parents!)
Bref, ça a duré plusieurs mois et à un mois de la rentrée d'école, on a laissé tomber... On continuait le système de couches pour la grosse commission, et on a arrêté de lui en parler.

1 semaine avant l'école, Louis a demandé à faire dans les toilettes! Cris et chansons de joie pour toute la famille ( oui ça rend dingue le pipi/caca!!!!)

Et tout est rentré dans l'ordre.

Des petits copains n'étaient pas tout à fait propres à l'entrée à l'école, mais en moins d'un mois, eux aussi ont trouvé leur "rythme".

Ma fillette Marie, alors elle... très autonome et indépendante dès les premiers mois, à 18 mois elle a refusé catégoriquement de porter des couches.
Nous avons été pris au dépourvu, la nounou également, car on n'avait jamais tenté le pot ou le réducteur de toilettes avec elle.

On lui a fait confiance, on a acheté un pot à la maison ( car elle avait vraiment de minis fesses, j'avais peur que le réducteur de toilettes soit trop grand). Mais mademoiselle ne voulait pas le pot, elle voulait aller sur les toilettes, comme une grande!

A 18 mois, Marie était propre le jour.
Nous avons gardé la couche la nuit, car comme elle avait un sommeil très profond, la couche était toujours mouillée. Nous avons attendu qu'elle comprenne, elle aussi, et la couche de nuit a été supprimée vers ses 3 ans 1/2.


Gabriel?



Quelle belle surprise de la part de  Huggies Pull-Ups https://www.apprentissagedelapropree.fr lorsque nous avons reçu un pot et des culottes d'apprentissage de la propreté personnalisées Cars! 

Je n'ai jamais utilisé la marque Huggies Pull-Ups avant, c'est une grande première!!!

Ces culottes d'apprentissage de la propreté s'enfilent comme un sous-vêtement et elles disposent d'un indicateur d'humidité qui permet à bébé de comprendre la différence entre "sec" et "mouillé".
Lorsque la culotte est mouillée, le dessin disparaît, un indicateur pour nous parents, mais aussi pour bébé. Je trouve cela assez ludique pour lui, il regarde et il comprend.

La reconnaissance visuelle pour qu'il puisse ensuite, assimiler à la sensation corporelle est très intéressante.

De plus, la culotte d'apprentissage se met et s'enlève rapidement, on tente par ce biais d'encourager bébé vers l'autonomie.

A 17 mois, (15 mois en âge corrigé) Gabriel n'est pas prêt pour le moment.

Mais nous lui avons montré le pot et on lui laisse à disposition. Selon son évolution sur les prochaines semaines (ou mois) nous profiterons des beaux jours pour le laisser en culottes d'apprentissage et pour voir ses réactions!

Je vous tiendrai au courant évidemment!



Cet article pour vous dire que chaque enfant à son rythme, qu'il faut le respecter, encourager, féliciter et que tôt ou tard, l'apprentissage de la propreté se fait, et tout rentre dans l'ordre. 
Nos enfants ont soif d'autonomie, d'indépendance, il veulent être des grands, ils veulent faire eux-mêmes... mais il restent petits et ont besoin de notre accompagnement. La propreté oui, lorsque bébé est prêt. 
Cet été, ou l'été prochain, ou avant, ou après, on verra bien pour Gabriel comment ça se passera!

 On lui fait confiance.

lundi 24 juin 2019

On a testé un kit Escape Game!

Il y a quelques semaines, on m'a proposé de tester un Escape Game à faire à la maison.
Le site https://escape-kit.com propose des kits pour Escape Game à partir de 6 ans. Il existe des versions enfant, ado et même famille!

Je me suis dit que ça pouvait être plutôt sympa et j'ai profité du dernier pont de Mai pour inviter les petits copains à la maison pour une partie de Escape Game!



Le kit est à télécharger. Je vous conseille de l'espace sur votre ordinateur et surtout une bonne imprimante!!!! En couleurs, c'est un plus!
En effet, vous allez imprimer les invitations à l'Escape Game pour les participants, les énigmes avec pour certaines des accessoires, le livre du Game Master (afin de pouvoir guider les enfants), la décoration du jeu, des affiches bonus, et les certificats en cas de réussite au jeu.

La préparation au préalable prend du temps également, j'ai bien passé 2 soirées à tout découper, plier, coller et une bonne heure à tout installer dans la maison avant le démarrage de l'Escape Game.

C'était une première pour moi, ainsi que pour les enfants. J'ai fait au mieux et de façon relativement simple, mais je pense qu'on peut aussi réellement transformer la maison selon le thème, se déguiser, et le jouer à fond si on en a envie ( et le temps!).

Mes 2 grands ont participé. Louis a 9 ans, il est HPI, et a invité 2 copains du même âge. Marie a 5 1/2, elle ne sait pas encore lire, et a invité une copine qui est en CP.

Ce qui est très intéressant ici, c'est que l'Escape Game se fait en équipe, donc malgré une fourchette d'âge des enfants assez grande, et par conséquent une différence au niveau scolaire, sensitif, et émotionnel, chacun a compris qu'il fallait respecter l'autre et lui venir en aide si besoin.


Nous avons tester le kit Ecole Ensorcelée!



Dans un univers proche de celui d'Harry Potter, les petits apprentis sorciers avaient une mission : Délivrer les élèves de l'école d'un sortilège qui les avaient plongé dans un profond sommeil.
1 heure maximum pour y parvenir, au risque de voir ce sommeil devenir éternel... Top chrono, c'est parti!

Je peux vous dire qu'à l'énoncé de la situation, les enfants étaient surexcités!!! Ils ont choisis le nom de leur équipe et j'ai rappelé les règles à chacun.

Ces règles je les ai adapté et je pense que c'est nécessaire selon les enfants présents.
Louis est HPI, il y avait de fortes chances pour qu'il déchiffre les énigmes très rapidement, ne laissant pas la place ou le temps aux autres enfants de participer ( ce qui aurait pu les décourager, ou les désintéresser du jeu).
Je leur ai demandé à tous s'ils connaissaient Fort Boyard.... OUIIIIIIIIII ( Il faut croire que c'est l'émission culte des enfants!)
Alors, tout comme Fort Boyard, chaque énigme serait proposée à un participant qui aurait pour mission de la résoudre seul avec les encouragements de son équipe. En cas de difficulté, il pourrait alors choisir de se faire aider du Game Master  ( en échange d'une carte de malédiction ah ah ah! ) ou par un de ses co-équipiers. 

Tous, ont validé l'idée et vraiment, le jeu s'est parfaitement déroulé.



Ma fille Marie, était la seule participante à ne pas savoir lire. Par chance, parmi les énigmes, il y a des énigmes un peu plus "visuelles", j'ai pu donc l'orienter sur une épreuve qu'elle a été capable de réussir, sous l'œil bienveillant des grands! Une fierté pour elle!

Je ne vous dévoilerai pas les énigmes mais.... au bout de 44 minutes et 35 secondes, l'équipe à déjoué l'Escape Game!!!

Cris de joie, accolades, chants de gagnants "Pooo popopopopopoooooooo", danses et photo finish!!!

Une bien agréable surprise!
J'avais des doutes sur la durée de l'activité et également sur l'adhésion ou non des enfants. J'avais peur de rencontrer une éventuelle difficulté imprévue ( Ca ne le fait pas pour un Game Master...) mais rien de cela.

Nous avons tous passé un bon moment, et les enfants ont même demandé si on pouvait en organiser un autre!

Louis? Il est resté plutôt tranquille dans l'ensemble même si ça lui brûlait les lèvres de donner les réponses par moment. A un moment du jeu, il commençait à prendre un peu trop la parole et...ce genre de situation est aussi prévue dans l'Escape Game! Le Game Master peut à tout moment attribuer une" carte malédiction" à un participant, une sorte de gage/contrainte, plutôt drôle, mais qui remet bien les choses en place.

On tente une version Escape Game en famille très prochainement! Et franchement, si cela est aussi bien fait que la version enfant, ça promet un bon moment tous ensemble!!!


lundi 10 juin 2019

Efluent 9 en mode Garden Party!

Vous savez cette sensation de "On peut le refaire, je n'étais pas prête?"

Lors de mon premier Efluent en Novembre dernier, j'en ai pris plein les yeux, j'ai découvert un univers, un monde entier que je ne connaissais pas. J'en ai profité, oui, mais pas assez à mon goût car j'étais tellement dans la découverte de tout.
La blogosphère je croyais connaître (mon premier blog date de 2007) mais en fait j'étais loin du compte! Présente réellement sur Instagram depuis ma dernière grossesse, et nouveau blog depuis Octobre dernier, je ne maîtrise pas tous les codes, ni tout le vocabulaire, je suis complétement dépassée par ces histoires d'algorithme mais je m'amuse, je partage, je me fais plaisir! Et je suis ravie de constater que nous sommes nombreux/ses sur la même longueur d'ondes!

Pour la 9ème édition de l'événement, et donc ma deuxième participation, c'était vraiment beaucoup mieux  pour moi, dans le sens où je savais dans quel genre d'événement j'allais (même si on va de surprises en surprises dans cette journée de folie!). Mais voilà, je savais que la journée passerait très vite, que j'avais énormément de Mamans et Papas à retrouver et de nouveaux à rencontrer, et que je voulais profiter de tout, tout, tout!



J'ai mis ma robe validée à l'unanimité avec vous les jours précédents ;) J'ai eu un peu peur pour le temps, pour au final avoir une journée caniculaire, du soleil, de la pluie, de l'orage, de la grêle puis du soleil! (Mais cela n'a en rien gâché la journée! Ca fait plutôt des souvenirs!)
Et c'est parti pour une journée de folie!



Le lieu? 

Les jardins de Bagatelle! Cadre bucolique chic, verdoyant, en plein Paris! De la verdure, de la nature, le cadre idéal pour une Garden Party, sans parler de la magnifique bâtisse en briques rose/rouge à la fois historique et moderne.

L'organisation? 

Un énorme travail de l'équipe de  https://paroledemamans.com qui avait pensé à tout. Quelques stands à l'intérieur, la majorité en extérieur avec de l'abri en cas de pluie ( et oui, c'est Paris!), un timing de maître sur toute la journée afin de pouvoir proposer un maximum d'activités, une disponibilité incroyable comme d'habitude, et un petit grain de folie qui fait que l'ambiance générale est chaleureuse.

Les marques? 

Plus d'une trentaine de marques présentes, certaines déjà rencontrées lors de la précédente édition, et certaines nouvelles, toutes très accueillantes et disponibles pour répondre à nos nombreuses questions!!!

Les activités?

Alors là, juste top, top, top!!!! Tout au long de la journée, il était possible de participer à des activités. L'activité Brunch bien évidemment ( on ne se refait pas, gourmande un jour...) , des activités manuelles et créatives, des jeux, des défis, des conférences, des ateliers éveils, un défilé, une pinata géante....

Ce qui m'a plu? 

C'était une édition enrichissante, et il y en avait pour tous! Nos bébés, nos plus grands et même nous les parents!!!
La dimension psy était également présente via certaines conférences, et évidemment cela me touche particulièrement.


Car une fois de plus, les enfants sont au cœur de nos préoccupations, ils sont le centre d'attention de cet événement, même sils ne sont pas présents et que, certes, nous nous amusons bien sans eux (chut...!). Ils restent notre intérêt commun à tous, nos trésors, ceux pour qui on est curieux, ceux pour qui on se fait du souci, on cherche toujours à s'améliorer, ceux pour qui on souhaite de la bienveillance, de l'écoute, de la vigilance.... et la liste est encore bien longue!


Le bonus? 

Les rencontres!!! Les copines!!! Les copains!!!
Que serait un événement sans relations humaines (cf mon article précédent!)?
Il y a beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, il faut pouvoir faire le tri, rester humble et naturel pour pouvoir rencontrer des personnes qui sont dans le même état d'esprit. Et je vous assure que c'est possible ( et ça je l'ai découvert grâce à l'édition Efluent 8!).
Derrière le virtuel, il existe le réel, et les échanges deviennent alors encore plus concrets et on se lie même d'amitié!
Je ressors plus riche à chaque fois de toutes ces rencontres et je suis déjà impatiente des prochaines!


Pour ce qui est des découvertes... j'ai eu de gros coups de cœur... Je ne vous en dit pas plus pour le moment, mais je vous présenterai tout ça dans les semaines à venir!

Je dédie cet article à tous ceux qui ont pu vivre cette Garden Party incroyable, mais aussi aux copines qui n'ont pas pu se rendre à l'événement cette fois, j'ai trinqué au jus d'orange pressé pour vous!

lundi 6 mai 2019

Faire 900 km avec 3 enfants dont 1 bébé qui déteste la voiture! We did it!

La distance, la route, les longs trajets n'ont jamais été problématiques tant que nous n'étions pas parents. Et lorsque la famille se trouve à 900 km, c'est même une habitude. Tu connais la route par cœur, tu t'arrêtes plus ou moins aux même endroits lors de chaque voyage.

Nous avons eu une chance extrême, nos deux ainés n'ont jamais rien dit en voiture, ils dormaient presque sur commande pour les 3/4 de la route.
Nous faisions des pauses sur la route, mais elle étaient relativement courtes.

En grandissant, les enfants dormaient un peu moins. La fameuse phrase " C'est quand qu'on arrive?" était donc du voyage elle aussi. Mais dans l'ensemble, ça s'est plutôt toujours bien passé.

Je dis ça car lorsque nous avons eu Gabriel, on ne s'est même pas posé la question des longs trajets, pour nous, il serait dans la même lignée que les grands...


Surprise! Pas du tout, il déteste la voiture, il râle sans arrêt, et parfois il se met à hurler même sur de petits trajets (l'enfant parfait non? 😊)

Chut bébé dort...

Quand on s'est décidé à prendre la voiture tous les 5, j'appréhendais vraiment!

Alors voilà comment on a tenté d'établir le plan "no stress" en voiture pour faire notre périple de Toulon jusqu'à Tours!

1 - Couper la route en 2! Approximativement à mi-chemin, nous avons décidé de faire une pause et dormir à l'hôtel/airbnb.
Moins de pression pour l'horaire de départ (oui, parce qu'à 5, ce n'est pas très simple de décoller de la maison) , moins de fatigue pour tous et un objectif qui nous semblait bien plus facile à atteindre!

2 - Partir sur des horaires de "probables" siestes de Gabriel. Nous sommes partis en milieu de matinée. Gabriel dort très peu le matin, mais ne serait-ce qu'1/2h c'était déjà ça! Les grands arrivent à s'occuper sur les 2 premières heures. Ils regardent la route, font des jeux ensemble, ça papote, etc...

3 - Une belle vraie pause déjeuner! J'avais bien regardé les aires d'autoroute au préalable, et j'en ai trouvé une juste parfaite! A environ 2h 15 de chez nous, cela correspondait donc à l'heure du déjeuner. L'aire de Sorgues sur la A7, qui mérite vraiment d'être mentionnée, car très kids friendly avec 2 aires de jeux en extérieur, des tables/bancs pour pique-niquer, de grandes enseignes pour ceux qui le souhaitent (Casino, KFC, Marie Blachère), un coin bébé très propre et très pratique lorsqu'il faut changer bébé.
Nous avions prévu un pique-nique car les grands adorent, et cela donne un petit côté ludique au voyage, on mange des sandwichs, on s'assoit où on veut (loin des règles du quotidien à table, c'est aussi ça les vacances, non?) .
Nous sommes bien restés 2 heures sur place.



4 - Repartir à l'approche de la sieste suivante. Gros succès pour le coup, car Gabriel a presque dormi 2 heures!!!
Pour les grands, ils ont pu choisir un grand dessin animé. Oui, oui, on avait dit jamais de tablette en voiture mais ça c'était avant! La tablette nous accompagne en voiture depuis 4 ans maintenant pour les longs trajets.
Cette fois-ci, ils ont regardé Hôtel Transylvanie!

Résultat, nous étions presque arrivés à destination pour notre stop de la nuit...

Mais c'était juste trop beau pour être vrai!

Bouchons, gros bouchons suite à un accident. Et là on a pris 1h40 dans la vue... Les grands s'impatientaient et commençaient à se chamailler, Gabriel râlait encore et encore, et nous, nous avions le cerveau en compote.

Nous avons donc refait une pause à 100km avant l'arrivée, pour prendre le goûter.
Là encore, on a fait une vraie grande pause avant de repartir pour la fin du trajet.

Nous avons dormi sur Clermont-Ferrand, à l'hôtel ACE  c'est un établissement Kids friendly, avec un accueil très chaleureux, des prestations de qualité pour un prix très correct. Comme c'était en période de Pâques, les enfants ont même eu un kinder surprise chacun à leur arrivée, ils étaient heureux!



le lendemain il nous restait 2 bonnes heures de route avant d'arriver à Chambord où on avait prévu d'emmener les enfants, puis encore 1 heure avant l'arrivée à Tours.



Clairement, ce n'est pas de tout repos, mais le fait que nous ayons pris le temps pour le trajet nous a fait gagner en sérénité. Evidemment cela faisait moins de temps sur place, mais on ne pouvait pas tout avoir!

Pour le retour nous avons fait sensiblement la même chose avec un arrêt d'une nuit près de Lyon à Lissieu.
Nous avions trouvé sur airbnb une location hôtelière très sympa Garden and City. Tout se gère de façon autonome, et les petites maisons forment un petit quartier très calme (C'était le Wisteria Lane de Lissieu!). L'appartement était hyper grand et très bien équipé.



Cerise sur le gâteau pour les enfants: Le soir à Clermont-Ferrand, et le soir à Lissieu, nous sommes allés diner au Buffalo Grill. Une grande première pour toute la famille, sur les conseils d'une de mes copines. L'offre est intéressante car pour un plat adulte acheté, le menu enfant est offert sur présentation de la carte famille nombreuse.
Burger/frites et glace pour mon grand, et poisson/riz et barbe à papa pour ma fille, un petit kit chacun avec jeux et coloriages, un très bon compromis pour les parents qui souhaitent terminer leur assiette un peu tranquille!



Nous faisons rarement de longs périples en voiture, c'était un peu l'aventure ( Le déménagement et puis Tétris dans la voiture!). Nous étions crevés (les vieux!!!) mais les enfants ont adoré le périple et Gabriel a été plutôt sage pour notre plus grande surprise!

We did it!





lundi 22 avril 2019

Et la suite?

La suite du parcours PMA est beaucoup moins pénible, pour de multiples raisons.

La première et la principale évidemment, c'est que j'avais réalisé mon rêve d'être maman, et que ma vie s'était transformée dès ce moment.

Je voulais tenter une deuxième grossesse mais je savais aussi que je n'étais pas prête à refaire un protocole PMA aussi long et aussi lourd.

Psychologiquement, l'approche est différente et les attentes ne sont pas les mêmes. Il n'y a plus cette question existentielle (pour moi en tout cas) de savoir si on est capable de devenir mère ou non, d'être en capacité de procréer, de connaître ce statut de "maman".

J'ai profité de mon Louis sans repenser aux années précédentes, et sans vraiment penser non plus à agrandir la famille.
Je le souhaitais, mais je savais aussi la chance que j'avais déjà eu, alors j'avais beaucoup moins de pression.

Louis

J'ai échangé avec mon gynécologue, celui-ci m'expliquant qu'après une grossesse, le corps se modifie, les hormones se modifient aussi et que tout pouvait être différent.
Bon, il m'a aussi dit de patienter 6 mois et de revenir le voir si je n'étais pas enceinte d'ici là ( Là, c'était moins drôle...)

6 mois pendant lesquels il ne s'est rien passé.
 Pas de cycle, pas de règles, pas d'ovulation et donc certainement pas grossesse.

J'ai été dirigée vers le gynécologue spécialiste PMA qui m'avait déjà suivi pour Louis.
Pour lui, il fallait tenter de nouveau une stimulation hormonale par traitement pour voir la réaction du corps maintenant que j'avais déjà vécu une grossesse (et une fausse couche précoce avant ça).

Un traitement de 6 mois m'a été prescrit. Je vous passe les détails de tous les effets secondaires...
Ce qui était sur c'est que mon corps réagissait au traitement par rapport à ce que je ressentais. Je ne savais pas si cela serait suffisant pour avoir la chance de vivre une seconde grossesse, mais il se passait des choses en moi c'était indéniable. J'arrivais même à sentir l'ovulation ce qui était très nouveau pour moi.

1 mois, 2 mois, 3 mois...

4 mois : En plus des effets secondaires, à quelques jours des règles je me suis sentie "différente". Ballonnée "différente" et cela toujours en milieu d'après-midi.
La foutue folie du test m'a soudainement envahie de nouveau, mais au fond de moi je savais déjà.

C'est assez inexplicable d'ailleurs... L'instinct?

J'ai fait un test en rentrant du travail le soir, il était positif! Et confirmé le lendemain par un examen sanguin.
Les règles étaient supposées arriver 4 jours après, mais à la place j'ai eu une très belle grossesse. La plus belle sans doute du début à la fin (oui parce que je suis allée au terme du terme!)

Ma petite Marie est née, et dès le lendemain je voulais un autre bébé (oui, oui les hormones!)


Marie

Envisager l'arrivée du troisième enfant, du "petit dernier", est encore différente. On a plus du tout le même âge, ni la même vie, ni les mêmes préoccupations.
Avoir 3 enfants, c'était mon rêve le plus fou, mais il était sans cesse décliné ou reculé pour de multiples raisons. Ce n'était pas la PMA  qui était l'obstacle principal même si elle restait toujours un paramètre à considérer.

Car non, on n'oublie jamais la PMA (malgré ce que tout le monde te dit ou essaye de te faire croire), mais le sujet devient beaucoup plus allégé avec le temps et avec les enfants qui ont pris toute le place dans ton cœur, dans ta vie, et dans ton quotidien.

Suite à de nombreux événements (on en reparlera) ma vie, ma vision de la vie ont énormément changé. Les raisons qui me faisaient "décliner" ou "reculer" ou me questionner sur une troisième grossesse n'avaient plus lieu d'être, alors on s'est lancé.

Un traitement de 3 mois de stimulation hormonale m'a été prescrit.

Le 2ème mois, je me suis sentie "différente", mais cette sensation m'était bien familière.

Sans aucun doute j'étais enceinte.

Ma grossesse a été confirmée par test puis prise de sang. Et une semaine après la date supposée des règles, j'ai commencé à souffrir d'horribles nausées (ce qui était une grande première pour moi).

Mes bébés

L'histoire des grossesses c'est encore un autre sujet. Ce que je voulais ici, c'est témoigner de la suite du parcours PMA.
J'ai eu cette chance que mon corps ait bien voulu fonctionner, ait bien voulu répondre au traitement et de manière rapide.

Je suis SOPK et je le serai toujours mais aujourd'hui je suis maman de 3 chouchous alors qu'on m'avait dit que je n'en aurais certainement jamais et qu'il fallait que je me fasse à l'idée de ne jamais être mère.

Alors non, nous se sommes pas obligés d'accepter cette sentence et de se faire à l'idée de ne pas devenir parent.
Ce qu'on ne maîtrise absolument pas c'est quand et comment.

L'espace temps peut être très long, 3, 5 10, 15 ans... PMA, thérapies, GPA, séparation/changement de conjoint...
Il peut s'en passer des choses, et on évolue au fil du temps, on change, on s'ouvre aussi à de nombreuses possibilités.
Mais sauf si cela est un choix, il n'y a pas de raison de renoncer, peu importe ce que les gens disent. Il faut aussi se faire confiance (c'est très, très dur, le plus dur sans doute). Il s'agit d'une science inexacte, ou une multitude de facteurs souvent peu maîtrisables peuvent intervenir.


Il faut toujours y croire.

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Et après la suite?

Quand j'ai accouché de Gabriel je me suis sentie "complète" en plus d'être chanceuse. Sans besoin de trop réfléchir, je me suis dit que l'étape suivante serait de faire un don d'ovocytes.
Certes il faudrait me stimuler de nouveau mais cela n'était qu'une formalité pour moi maintenant, et si cela pouvait aider un jour une ou plusieurs autres femmes à réaliser leur rêve de devenir mère, cela valait vraiment la peine.

Le système français est fait de paradoxes et de contraintes sur de nombreux sujets. La PMA en est un, le don d'ovocytes en est un autre. Le délai moyen d'attente d'un don d'ovocytes pour un couple est situé entre 2 et 3 ans.

J'ai voulu faire un don, j'ai 3 enfants, j'ai 37 ans.
Cela est impossible pour le motif suivant : Trop vieille!

Passé 35 ans, il est impossible en France de faire un don d'ovocytes. Je trouve cela vraiment dommage de cloisonner les opportunités surtout aujourd'hui où les femmes ont leurs enfants de plus en plus tardivement. Il me semble logique de fixer des limites et des conditions mais peut-être qu'actuellement cela n'est plus vraiment adapté à la société.

A bon entendeur...



mardi 26 février 2019

PMA et moi

Je suis SOPK.

En d’autres termes, j’ai le syndrome des ovaires polykystiques. 

Je ne suis pas médecin, je ne vais donc pas vous donner une définition scientifique du SOPK, mais voilà comment on me l’a décrit au moment où on me l’a annoncé :

"C’est un état. Un dérèglement hormonal général, les hormones sont sécrétées de façon irrégulière  et en quantité anarchique. "
Et dans mon cas plus particulièrement : "Les ovaires travaillent en sur-régime sans arrêt mais de manière inefficace, les follicules sont très nombreux (18, 19, 20...) mais aucun n'arrive à maturité.
 Il n’y a donc pas d’ovulation.
Plus de règles.
Cela ne veut pas dire que vous êtes stérile, mais vous n’aurez peut-être jamais d’enfant."

A l’époque au début des années 2000, j’ai tenté de trouver des explications, mais je n’ai pas trouvé grand chose.... 
Les généralités étaient toujours les mêmes : Environ 10% de femmes touchées, troubles des menstruations, possibilité d’acné ou de pilosité importante, risque plus élevé de développer le syndrome sur sujets obèses.

Il y a quelques années en arrière on a mis en cause le bisphénol A...
Aujourd’hui on parle d'un rapport possible avec plusieurs perturbateurs endocriniens.

Aucun élément n’a pu me donner de réelles explications et j’ai arrêté depuis très longtemps d’essayer de comprendre car peu importe la cause, cela n'aurait rien changé à ce SOPK.

Il fallait donc l'accepter.

Ce n’était pas si simple à vrai dire.

C’est à ce moment que j’ai commencé un parcours PMA.
(Je vous fais grâce de la paperasse à remplir à l’époque et des délais de prise en charge, même si je sais qu’à ce jour le sujet n’a pas beaucoup avancé.)

En tout, du début de mon parcours PMA à l’heureuse nouvelle de ma première grossesse, il y aura eu 5 ans.
Si on devait rajouter les années avant la prise en charge de la PMA, on serait à 8.

En l’espace de 5 ans il s’en passe des choses, d’un point de vue médical, mais également d’un point de vue personnel. 
Personnellement, l’événement le plus marquant si je peux le dire ainsi, c’est que j’y ai laissé mon couple à l'époque.
Je n’ai pas de regret, car dans une séparation, tout un tas de choses rentrent en jeu. Mais il est certain que l’attente abominable pendant des années avant la PMA avec un projet qui n’aboutit pas, puis la PMA lourde, pesante, et qui traîne en longueur elle aussi, n’ont rien arrangé. 

J’avais testé les stimulations hormonales avec des cachets, en modifiant les dosages, en alternant tentatives et cycles au repos. 
J’avais testé des stimulations hormonales par injections. J'ai découvert l’appréhension de devoir se piquer, les bleus dans le ventre, les effets indésirables.

J’ai espéré, désespéré, souffert, pleuré puis...

La vie, le destin, l’inconscient, je ne sais pas à vrai dire, mais j’ai tourné une page.

Je me suis autorisée à vivre ma vie, ma vie en dehors de la PMA.

Je me suis séparée. J’ai vécu "libre" comme jamais je ne l’avais ressenti avant, libre de mon temps, libre de mes décisions, libre de mes choix, libre de mon cœur, libre de mon corps.

J’ai rencontré mon mari dans ce sentiment de liberté.

Le positif?
J’avais une parfaite connaissance de mon état, de mon infertilité, de la possibilité qu’une grossesse n’arrive jamais, de la probabilité que nous ne devenions jamais parents mais que peut-être nous resterions 2. 

Nous étions en accord dès le départ, pourquoi attendre ou repousser un projet qui n'arriverait peut-être pas ou dans un espace temps que nous ne maîtrisions pas?

La reprise en charge de la PMA dans le Var a été plus rapide compte tenu du dossier, et je n'ai jamais entendu le fameux: "Vous êtes jeune, en bonne santé, cela va arriver."

Il n'était plus question de refaire des stimulations hormonales suite aux multiples échecs dans le passé.

Un an plus tard nous avons alors entamé une procédure pour une 
 IAC (insémination artificielle avec conjoint ou intra couple). 

...

Soldée par ce qui s'appelle une fausse couche précoce (la veille de Noël)


Cette fois-ci, il n'était pas question de se perdre, soi-même déjà, ni l'un et l'autre. Les émotions ravivées étaient bien présentes mais je ne voulais pas qu'elles prennent le dessus et nous renferment dans cet enfer que j'avais déjà connu.

Certaines épreuves de la vie rapprochent, d'autres éloignent.
On ne le sait pas toujours car on ne maîtrise pas grand chose, mais là, j'en avais conscience.

On a décidé d'une "pause" PMA de quelques mois.

J'ai pris de nouvelles fonctions professionnelles. A la question " souhaitez-vous des enfants?" j'ai répondu oui, mais que malheureusement, cela n'arriverait jamais.
La femme assise devant moi m'a répondu: "Il faut toujours y croire"

Je n'ai pas eu d'autres règles, j'avais maintenant l'habitude.

J'ai eu quelques maux d'estomac quelques mois plus tard, dans des conditions curieuses. A la danse notamment lors de certains mouvements. Ma prof m'a demandé si j'étais enceinte.

La blague! Mais cependant cela m'a interpellé...

J'ai fait un test de grossesse en pleine journée. Je n'ai même pas attendu, il était positif ( j'ai tout de suite pensé qu'il ne marchait pas! Encore un! Mais quand même...)

J'ai fait une prise de sang. 

" Vous êtes enceinte, et bien enceinte, d'au moins 6 semaines!"


Une IAC, une fausse couche précoce, un cycle de 60 jours et un miracle? Un choc oui! Un réel choc. J'étais tellement prête que je n'étais plus prête...

Le lendemain, croyez le ou non, je ne fermais plus aucun pantalon. Le week-end suivant j'achetais des vêtements de grossesse.

Puis j'ai fait une écho et j'ai découvert mon mini alien.

Il était bien là, et la date estimée de conception correspondait au fameux "il faut toujours y croire".

La PMA et moi, ça ne s'est pas arrêté là, mais le plus dur était déjà derrière moi.

Il faut toujours y croire.


Nous avons cru en Louis, et il nous a fait devenir parents.
Notre histoire, notre "combat", notre bébé miracle.

Merci la vie.